samedi 11 novembre 2006
le sourire à l'oeil

nouch
mercredi 27 septembre 2006
I want to break free

NB : Pour ceux qui aimeraient avoir à cet instant précis une meilleure vue :
il est possible de cliquer sur le dessin pour l'agrandir.
|dréa|
samedi 26 août 2006
Elle traine les pieds
" Un homme a été broyé hier par la rame 131 sur la ligne 3 à la station de métro Saint-Lazare... Cet homme avait vingt-neuf ans. Hier Bernard marchait au bout du quai, de long en large ; il a écarté les voyageurs, il s'est penché pour apercevoir les lumières de la motrice et il s'est jeté sur les rails, les pieds joints et les bras le long du corps, comme un plongeur. Les deux jambes sectionnées, le visage brûlé, il est mort sur le coup.
Il ne tournera plus le coin de la rue Ordener, là où petit enfant il découvrait les jeux de billes et de chat perché ; il ne montera plus l'escalier étroit qui sent la friture et les latrines ; il ne lira plus, accoudé au fourneau à gaz sous la lucarne de la cuisine des offres d'emploi du Parisien Libéré. Il avait appris le métier de son père : tailleur d'habits pour la confection ; depuis cinq mois il est en chômage : petites annonces, escaliers, rebuffades... et puis ses vêtements à lui sont devenus de telles loques qu'il n'ose plus sortir. Etes-vous déjà resté des jours entiers sur votre lit avec le sentiment de n'avoir plus figure d'homme dans un monde qui refuse vos bras ? Bernard écoutait les casseroles de sa mère de l'autre côté de la cloison : il est à la charge de la mère ; il est sorti encore une fois ; à l'usine on l'a refusé comme manoeuvre parce qu'il est trop faible ; au bureau un chef de service a regardé, goguenard, ses souliers troués : pas d'emploi.
A sept heures du matin, le lendemain, il s'est faufilé dans le métro Saint-Lazare à l'heure de la rentrée du travail. Tous sont tenus par l'horloge, affairés à leur tâche. Lui est libre. Il est libre, il peut aller au musée ou parmi les fleurs des parcs, il est libre de penser à la physique d'Einstein ou à l'immaculée Conception. Pour le moment, il se sent surtout libre de choisir entre le robinet à gaz et la rame de métro.
Il est sept heures du matin. Une journée d'homme libre commence : un homme a été broyé par la rame 131. Bernard, un homme libre parmi des hommes libres, a été broyé par cette liberté.
Ceci révèle, dans un éclat tragique, toute l'ambiguité de ce mot : liberté. Le chômeur est libre, puisqu'il n'est pas contraint par les horaires de l'usine ou du bureau, par le poids de la tâche quotidienne. Il est esclave puisqu'il est soumis aux contraintes de la misère. Il est libre de chercher du travail que les employeurs sont libres de lui refuser. Et en conséquence, il n'est même plus libre de vivre. "
(écrit par Roger Garaudy)
|dréa|
dimanche 13 août 2006
Un poisson nommé Wanda
Séquence journal intime. Alors voila mes poissons, une partie du moins, en mars dernier. Ils avaient plutôt une belle vie, proliféraient, grossissaient, nageaient dans tous les recoins du bassin, faisaient "blop" quand on leur jetait quelques "pocos spécio-poissons"..
Tout le monde était très heureux en somme. Enfin surtout nous, assis sur notre banc en pierre à les contempler, l'eau coulant des bambous en bruit de fond...(j'ai dis séquence journal intime quand meme..) Pis y'avait une poissonne qui était enceinte faut dire...des tonnes de poissons elle allait nous pondre.
"Et là..." oui, je vous l'ôte de la bouche..
(Non.)
(Je n'le dirai pas.)
...Mais aheum malheureusement les évènements ne se déroulèrent pas comme prévu.
Un beau matin, (là on s'écrie aaaaaaaaaaaaaaaaaaaarghhh), un héron dont j'ignore le nom (voir le dessin là >>), s'arrêta vers chez nous, ma foi. On le vit s'envoler à grands coups d'ailes.. Il avait tout bonnement bouffé les poissons. Je vous épargne les détails féroces, le pauvre héron ne mérite pas d'acharnement. Il avait faim di dju.. On dût quand meme mettre un filet pendant quelques jours mais que nenni. L'essentiel se tient là : mes poissons ont été traumatisé (euh, vi, il en restait un peu quand meme qui avait pu se faufiler entre les pierres ou je n'sais quoi...) Pendant des jours ils nageaient en bandes, à toute vitesse, à peine le temps de les voir. Une sorte de Bronx aquatique.. Impressionnant. De là le grand débat : "la mémoire des poissons rouges n'est-elle pas incapable d'excéder trente secondes??" patin couffin.. j'ai fait des recherches et à vrai dire j'ai obtenu une réponse d'un gars un peu calé sur le sujet, qui parlait de quelque chose qui confinait davantage vers une sorte de mémoire réflexe ou je sais plus très bien. Evidemment j'aurai pu citer sa phrase. Moala.
Tout ça pour dire ça.
Fin de la séquence.
|dréa|
mardi 18 juillet 2006
Vis, vas et reviens.

Hum..p'tit dessin à l'encre de chine..
Aqua vitae.
Eau de vie.
Ôde vie.
Aude vit.
|dréa|
jeudi 18 mai 2006
Invocation

A quand l'avancement du blog, de son contenu ?! Mystère et boule de chewing-gum..
Manouch est portée absente, mais je me bats seule contre tous.
|dréa|